Que va devenir le site actuel de l’hôpital ?
Est-ce que des prochaines élections pourraient changer la donne ?
Qu’est-ce que ça va coûter aux habitants ? Les impôts vont-ils augmenter ?
Les bébés qui vont naitre à la maternité seront-ils loosois ou lensois ?
Combien y aura-t-il de lits ? Va-t-on en perdre beaucoup ?
Les urgences seront-elles plus grandes ?
Quand arrivera le premier patient ?
Quels seront les impacts sur la sortie Lens Ouest ?
Le petit chemin de Lens sera-t-il coupé ?
La sortie Lens Nord va-t-elle être condamnée pendant les travaux ?
La psychiatrie, l’addictologie et l’EHPAD ne sont pas dans le Nouvel Hôpital. Pourquoi ?
Peut-on construire un hôpital plus grand ?
Y aura-t-il plus de parkings que le site actuel et seront-ils gratuits ?

Que va devenir le site actuel de l’hôpital ?

Des discussions sont en cours avec les collectivités locales, notamment la CALL. Le Centre Hospitalier de Lens, une fois qu’il aura déménagé, n’aura plus aucune activité sur le site actuel. Nous n’avons donc aucun intérêt à conserver les bâtiments actuels. Pour les collectivités cela peut avoir un intérêt puisqu’il y a 11 ha en bordure de centre-ville.

Est-ce que des prochaines élections pourraient changer la donne ?

Non. Même si rien n’est impossible, il n’y a aucun plan B au regard de la vétusté du site actuel. Toutefois, les élus locaux, dont la Sénatrice Cathy Apourceau-Poly, le maire de Lens Sylvain Robert, le maire de Loos-en-Gohelle Jean-François Caron et le président du Conseil de Surveillance Thierry Daubresse, ont poussé ce dossier depuis plusieurs années, pendant deux mandatures présidentielles différentes. Ce projet a l’appui de tous.

Qu’est-ce que ça va coûter aux habitants ? Les impôts vont-ils augmenter ?

Non. Le Nouvel Hôpital du territoire sera financé par l’Etat (102M€) et par l’hôpital via des emprunts pour le reste. Des financements complémentaires sont recherchés au-delà des collectivités locales. Celles-ci (département et CALL) ne prendront en charge qu’une partie des frais liés aux voies d’accès, charges qui sont intégrées dans les budgets actuels.

Les bébés qui vont naitre à la maternité seront-ils loosois ou lensois ?

Le Nouvel Hôpital sera construit à cheval sur la ville de Loos-en-Gohelle et sur la ville de Lens. Son adresse sera rue Louise Michel à Lens. Les bébés seront donc toujours lensois.

Combien y aura-t-il de lits ? Va-t-on en perdre beaucoup ?

On va passer de 691 lits et places (situation 2016) à 571, soit 120 lits et places en moins. Le capacitaire effectif est réorganisé dans le cadre du GHT de l’Artois (avec les CH d’Hénin-Beaumont, Béthune Beuvry et La Bassée) et plus largement du territoire.
Il y aura 36 places d’ambulatoire supplémentaires qui permettront de prendre en charge plus de patients, dans des délais plus courts.
L’ambulatoire se développe depuis plusieurs années. En chirurgie, de plus en plus d’actes sont faits sur la journée, le patient rentrant chez lui le soir avec un suivi infirmier. En médecine, de plus en plus de prises en charges se font, lorsque c’est possible en hospitalisation de jour. A noter qu’en 1980, la durée moyenne de séjour à l’hôpital était de 10,2 jours. En 2011 elle était de 5,1 jours.
Par ailleurs, si on assiste à des pics de besoins de lits en période hivernale (d’où un dispositif hivernal), le besoin de lits le reste de l’année est plus proche dès aujourd’hui de 571 que de 691.

Les urgences seront-elles plus grandes ?

Les locaux actuels des urgences représentent une surface de 1200 m² SDO. Les urgences au sein du Nouvel Hôpital feront plus du double : 3850 m² SDO.

Les conditions d’accueil seront meilleures que celles d’aujourd’hui. Les surfaces, les équipements et le capacitaire ont été identifiés par les équipes des urgences et calées sur les ratios de l’ANAP (Agence Nationale d’Appui à la Performance) sur une prévision d’activité à 80 000 passages par an. Aujourd’hui, 70 000 patients (adultes et enfants) passent aux urgences dans des locaux prévus pour en recevoir 35 000.

Une maison de garde est à l’étude et doit faire l’objet d’une discussion avec la médecine libérale.

Quand arrivera le premier patient ?

Le chantier du Nouvel Hôpital se terminera trois ans après le début des travaux. Les terrains ont été acquis entre 2016 et 2018 et le permis de construire a été validé par le Préfet en octobre 2018. Depuis 2017 les opérations préalables permettent de préparer le terrain avant le terrassement qui doit commencer à l’été 2020.

Quels seront les impacts sur la sortie Lens Ouest ?

L’échangeur Lens Nord sera modifié pour permettre un accès direct au Nouvel Hôpital. Ce sera l’accès principal. Celui-ci sera d’ailleurs plus fluide qu’au début des travaux puisque le département créé deux giratoires au niveau de l’échangeur.

Le petit chemin de Lens sera-t-il coupé ?

Les loosois qui ont l’habitude de passer par la rue Faidherbe puis par le petit chemin de Lens en passant sous l’A21 pourront toujours le faire. La route a été dévoyée et contourne désormais le chantier du Nouvel Hôpital le long de la trame verte.

La sortie Lens Nord va-t-elle être condamnée pendant les travaux ?

Des perturbations seront à prévoir pendant les travaux. Mais les services du département, chargés des giratoires, ont l’habitude de ce type de chantier et feront tout pour limiter les désagréments. Aucune fermeture n’est à l’ordre du jour.

La psychiatrie, l’addictologie et l’EHPAD ne sont pas dans le Nouvel Hôpital de Lens. Pourquoi ?

L’EHPAD ainsi que le centre de santé mentale Pussin sont des bâtiments très récents et ne sont pas sur le site du CHL. Il n’y a donc pas de raison qu’ils déménagent.
L’addictologie a vocation à être au cœur de la ville. Elle se réorganise au niveau territorial.
La pédopsychiatrie restera dans ses locaux qui sont bien adaptés et ont bénéficié de plusieurs aménagements récents.
Plusieurs bâtiments, notamment en psychiatrie, sont en état de vétusté. Le schéma directeur immobilier du GHT doit apporter une réponse pour permettre d’accueillir les patients dans de meilleures conditions dans le futur.

Peut-on construire un hôpital plus grand ?

Le CH de Lens a obtenu une autorisation de reconstruction par une instance interministérielle sur un projet de 71 740 m² dans un premier temps, puis 80 000 m² dans un second temps, suite à la prise en compte de sa dimension territoriale. Nous devons respecter cette demande et optimiser les surfaces, au risque sinon de voir annuler le projet.

Y aura-t-il plus de parkings que le site actuel et seront-ils gratuits ?

Il y a moins de 900 places de parkings sur le site actuel. Le Nouvel Hôpital en comptera 2000. Des parkings seront dédiés pour le personnel, d’autres pour les consultations ou pour les urgences.
Les parkings seront gratuits. Si aujourd’hui Lille, Arras ou d’autres Centres Hospitaliers ont des parkings payants (en totalité ou en partie), c’est parce que leurs parkings sont soit trop petits, soit utilisés par des personnes qui ne viennent pas à l’hôpital. Ce ne sera pas le cas pour le Nouvel Hôpital.